Notre identité régionale

Dynamisme, audace et innovation

L’histoire de Vaudreuil-Soulanges a certes été influencée par le caractère stratégique de sa position géographique. Mais l’emplacement ne détermine pas tout. La région a également profité de l’esprit d’aventure, de la créativité et de l’ambition d’hommes et de femmes qui ont souhaité s’y épanouir et s’y enraciner. La région que l’on connaît aujourd’hui est imprégnée de la vision de ceux et celles qui ont façonné son histoire. Portrait d’une région en ébullition.

La région de Vaudreuil-Soulanges est aujourd’hui à une étape charnière de son histoire. Dans les dernières années, des infrastructures majeures ont été mises en place, comme l’autoroute 30, pour propulser la région et intensifier son déve­lop­pement. Rapidement, Vaudreuil-Soulanges s’impose comme chef de file en matière de transport.

Fiers de leur milieu de vie et forts d’un vif sentiment d’appartenance, les citoyens de la région se mobi­lisent et adoptent une attitude proactive pour doter la région d’institutions déterminantes pour son développement, et pour son avenir.

Tout au long de son histoire, les hommes et les femmes qui ont habité Vaudreuil-Soulanges ont su reconnaître son potentiel et miser sur ses forces. À chaque époque, ces personnes ont façonné la région pour en faire un carrefour d’échanges, à l’image­ des valeurs de ses résidents.

Le fort potentiel de la région avait déjà été observé par les populations autochtones et les premiers colons, qui l’ont, eux aussi, considérée comme un carrefour d’échanges et un point d’ancrage pour l’économie provinciale.

Les assises d’une région en développement

L’histoire de Vaudreuil-Soulanges a été marquée, dès ses balbutiements, par l’importance de sa situa­tion géographique. Située au confluent de la route des fourrures de la rivière des Outaouais et du fleuve Saint-Laurent, et considérée comme l’un des moteurs économiques de la Nouvelle-France, elle sera le sujet de luttes acerbes dès le xviie siècle.

En octobre 1702, après s’être illustré dans la sphère militaire en Nouvelle-France, Philippe de Rigaud de Vaudreuil se voit octroyer une seigneurie à l’ouest de l’île de Montréal, qui prendra son nom. « L’obtention de ces terres si convoitées à l’ouest de Montréal a dû réjouir Vaudreuil pour plus d’une raison; leur position stratégique sur la route de la fourrure va lui apporter la fortune, à lui, militaire parti pour la gloire sans le sou, depuis une petite seigneurie du Midi de la France. »

gare

La gare de Dorion a joué le rôle de moteur de développement dès la décennie 1850. Hebdos du Suroît

L’immense potentiel du territoire n’allait pas tarder à se dévoiler. En quelques décennies, poussés par l’esprit d’aventure et l’ambition, des hommes comme Michel Chartier de Lotbinière et Jean-Joseph Trestler développent l’économie de la région­. Des activités de meunerie et de fabrication de chaux et de potasse, entre autres, prennent leur essor. Le dynamisme de l’activité économique atti­re­ra d’autres colons en quête d’occasions. Graduellement­, la seigneurie de Philippe de Rigaud de Vaudreuil prospère.

Au tournant de la décennie 1850, le recensement dénombre 50 demeures dans la région de Vaudreuil. Puisque la population croît, les membres de la communauté locale s’organisent pour une première fois en conseil de village. Pour favoriser la poursuite du développement de leur région, ces premiers administrateurs s’empresseront de voter la construction d’un quai pour relier Vaudreuil au marché de Montréal. Les retombées économiques de cette construction sont nombreuses, car elle faci­lite entre autres les activités de villégiature et de commerce.

« La construction du quai de Vaudreuil, en 1850, répond à une nouvelle réalité. Le transport maritime est maintenant le nouveau lien entre les différentes communautés villageoises qui vont pouvoir acheminer par bateau leurs productions agricoles sur le grand marché montréalais. »

La décennie 1850 marque également la réalisation d’un vaste projet mobilisateur : la construction d’une ligne de chemin de fer entre Montréal et Toronto, qui sillonnera la région de Vaudreuil et de Soulanges. Dès 1854, des tronçons sont en acti­vi­té.

Le parachèvement de ce grand projet influencera de manière directe l’avenir de Vaudreuil et des envi­rons. En effet, l’arrivée du chemin de fer permet l’implantation de diverses structures complémentaires, comme les gares et les entrepôts, mais également les hôtels, les commerces de proximité et les résidences pour les employés des compa­gnies ferroviaires.

Avec de telles initiatives, ces visionnaires amorcent le développement du potentiel d’intermodalité qui allait déterminer l’avenir de la région.

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